
Guide de référence
Le salaire de base d’un médecin généraliste en 2026
Guide de reference : toutes les primes
Le guide exhaustif primes PH + FEHAP (grilles, montants, sources)
Découvrez les primes et indemnités (IESPE, PECH, exercice territorial, gardes…) auxquelles un praticien hospitalier peut prétendre, avec leurs montants officiels.
En bref · à jour octobre 2026
À l’hôpital public, au-delà de la grille de salaire du praticien hospitalier, 7 primes peuvent gonfler la rémunération d’un médecin de plusieurs dizaines de k€/an : la PECH (10 000 à 30 000 € brut maximum), l’IESPE (1 010 €/mois), la prime d’exercice territorial (250 à 1 000 €/mois), plus gardes et astreintes.
- IESPE : exercice public exclusif1 010 € brut/mois
- PECH : engagement de carrière (spé en tension)10 000 à 30 000 € brut maximum
- Prime d’exercice territorial : activité partagée250 à 1 000 € brut/mois
- Prime de solidarité territoriale : renfort hors obligations292,25 ou 427,25 € / demi-journée
- Part complémentaire variable : contrat d’objectifsjusqu’à 15 % des émoluments
- IASL : activité sectorielle et de liaison420,86 € brut/mois
- Chef de service / chef de pôle200 € / 400 € brut/mois
Montants en brut sauf mention. Cumulables sous conditions d’éligibilité. Gardes et astreintes s’ajoutent (détail en fin d’article). Sources : FHF, Guide du praticien hospitalier, février 2026.
Si les rémunérations des médecins salariés peuvent varier entre les établissements, elles diffèrent encore plus quand on passe du privé au public.
Dans le secteur privé, les relations de travail sont encadrées par des conventions collectives issues de la négociation entre employeurs et syndicats. Ces conventions collectives définissent des minimas sociaux, mais rien n’empêche les établissements de proposer des rémunérations plus élevées.
À l’hôpital public, en revanche, tout repose sur un statut légal (lois et décrets), et non sur un accord de branche. Par conséquent, on ne peut pas y déroger. Cela s’explique par les éléments suivants :
- Principe d’égalité : tous les médecins (et autres praticiens) sont soumis au même statut et bénéficient des mêmes droits et devoirs (article 1er de la loi de 1986).
- Caractère légal : ces règles sont inscrites dans des lois et décrets (donc supérieures à tout accord local...)
- Sécurité juridique : pour garantir la continuité / l’uniformité du service public, les hopitaux ne peuvent pas moduler ces dispositions par simple accord interne / négociation individuelle
Au delà d’une rémunération mensuelle affichée régulièrement plus faible que dans le privé, de nombreuses primes permettent de s’y retrouver (et même parfois de gagner plus qu’un poste équivalent dans le privé).
PS : évidemment on parle ici uniquement de rémunération, il y a d’autres avantages à travailler dans le publique - sécurité de l’emploi, congés, etc. on en parlera dans un prochain article.
1. Indemnité d’Engagement de Service Public Exclusif (IESPE)
L’IESPE rémunère les praticiens hospitaliers qui s’engagent, par contrat de trois ans renouvelable, à exercer exclusivement à l’hôpital public, sans activité libérale.
- Montant : 1 010 € brut/mois à temps plein (arrêté du 8 juillet 2022).
- Comment l’obtenir : signer l’engagement d’exercice exclusif avec l’établissement et renoncer à l’activité libérale.
2. Prime d’Engagement de Carrière Hospitalière (PECH)
→ Conditions et démarches pas à pas : notre guide complet de la PECH.
La PECH vise à attirer les praticiens contractuels et assistants des hôpitaux dans les spécialités en tension, contre un engagement à passer le concours de PH puis à exercer trois ans à l’hôpital public.
- Montant : 10 000 € brut maximum en tension nationale, 20 000 € en tension locale, 30 000 € pour les deux, au prorata des obligations de service (arrêté du 14 mars 2017, art. 3 et 4).
- Comment l’obtenir : signer une convention d’engagement de carrière hospitalière avec l’établissement.
3. Prime d’exercice territorial (PET)
La prime d’exercice territorial rémunère le praticien qui exerce, dans le cadre de ses obligations de service, une partie de son activité dans un ou plusieurs autres établissements du territoire.
- Montant : de 250 € à 1 000 € brut/mois, selon le temps passé hors de l’établissement d’affectation (arrêté du 14 mars 2017).
- Comment l’obtenir : une convention d’activité partagée entre les établissements concernés.
4. Prime de solidarité territoriale (PST)
La prime de solidarité territoriale rémunère le praticien volontaire qui va renforcer un autre établissement au-delà de ses obligations de service.
- Montant : 292,25 € ou 427,25 € brut par demi-journée, de jour ou de nuit (arrêté du 15 décembre 2021).
- Comment l’obtenir : une convention entre ton établissement et l’établissement d’accueil.
5. Part complémentaire variable
Une part variable liée à l’atteinte d’objectifs d’activité et de qualité, fixés par contrat avec l’établissement.
- Montant : jusqu’à 15 % des émoluments (arrêté du 28 mars 2007). La FHF la mentionne pour les PH de chirurgie nommés à titre permanent.
- Comment l’obtenir : signer un contrat d’objectifs avec la direction et le chef de pôle.
6. Indemnité d’activité sectorielle et de liaison (IASL)
L’IASL rémunère les praticiens dont l’activité couvre un secteur et des liaisons hors de l’établissement, notamment en psychiatrie de secteur.
- Montant : 420,86 € brut/mois (arrêté du 28 mars 2007).
7. Indemnités de chef de service et de chef de pôle
Les fonctions d’encadrement médical ouvrent droit à une indemnité de fonction.
- Chef de service : 200 € brut/mois (arrêté du 4 novembre 2021).
- Chef de pôle : 400 € brut/mois, plus une part variable annuelle de 4 800 € maximum (arrêté du 11 juin 2010).
Et les gardes et astreintes ?
On les oublie souvent, mais la permanence des soins est rémunérée en plus des primes. Elle peut représenter un gros complément de salaire, et permet de comparer à éléments égaux avec des établissements qui l’incluent dans la rémunération affichée.
- Garde (indemnité de sujétion) : 422,03 € brut la nuit, le dimanche ou le jour férié, 211,01 € la demi-nuit ou le samedi après-midi.
- Temps de travail additionnel : 335,60 € brut par période au-delà des obligations de service (volontariat).
- Astreinte : forfait de 70 à 280 € brut par nuit, dimanche ou jour férié, fixé par chaque établissement.
- Source : arrêté du 30 avril 2003, article 13, en vigueur depuis le 1ᵉʳ novembre 2025.
Ce qui ne concerne pas les PH
La nouvelle bonification indiciaire (NBI) et la prime de service sont des dispositifs de la fonction publique hospitalière (personnels non médicaux). Le praticien hospitalier n’est pas fonctionnaire : son statut relève du Code de la santé publique et il n’y a pas droit.
Les primes peuvent augmenter sensiblement votre rémunération, jusqu’à plusieurs dizaines de k€ par an.







